La lutte contre le frelon asiatique

Frelon asiatique
La lutte contre sa prolifération mobilise
Fougères Agglomération
& ses 33 communes

Fougères Agglomération et ses 33 communes sont mobilisées, avec la FDGDON35*, pour lutter contre l'installation et la prolifération des colonies de frelons asiatiques.

Formation de personnes référentes dans chaque commune, prise en charge financière de la destruction des nids y compris chez les particuliers, campagne expérimentale de piègage des premiers nids sur 4 communes tests au printemps… la « guerre » est déclarée contre cette espèce apparue en Bretagne en 2008 (2004 dans le Sud de la France) qui s'avère extrêment invasive

*FDGDON35 : Fédération départementale des Groupements de Défense contre les Organismes Nuisibles

Environnet Frelon-nid-primaire-site.jpg

©FDGDON35 - Nid primaire -Un nid typique des mois d’avril et mai. Taille allant de l'équivalent d'une balle de ping-pong à celle d'une balle de tennis pour les plus avancés. Ces nids sont souvent accrochés à une construction humaine (rebord de fenêtre, gouttière, charpente, etc.)

Le piègage en début de saison s'est déroulé sur 5 communes – tests

La saison de la construction des premiers nids se déroule d'avril à juin.
C'est la période où les reines – fondatrices potentielles des prochaines colonies – commencent à construire leur nid en prévision des premières pontes. C'est le moment idéal pour tester le piègage : il vise à capturer les fondatrices avant qu'elles n'entament l'installation de leur colonie.

Une expérimentation piègeage s'est dérouéle sur les communes de Louvigné-du-Désert, La Bazouge du Désert, Saint Georges de Chesné, Lécousse et Fougères. Des pièges y ont été disposés sur les endroits stratégiques (cours d'eau, composteurs, ruches, parcs municipaux…) Le contrôle régulioer en était assuré par des personnes référentes désignées par la commune (élu, agent technique, personne ayant été formée).

Par ailleurs, dans chacune des 33 communes des personnes référentes ont été désignées qui demeurent toute l'année l'interlocuteur de proximité si vous vous posez une question, si vous souhaitez alerter de la présence d'un nid...

La destruction des nids de colonies
un protocole simple piloté par les mairies
un financement assuré par Fougères Agglomération

Vous repérez un nid de frelons… quelque soit votre commune de résidence (ou la commune sur laquelle vous repèrez le nid), vous trouverez un interlocuteur « sur place ».

Chacune des 33 communes a en effet désigné un ou des référents (élus et / ou agents techniques...) lesquels bénéficient des conseils et de la formation des spécialistes de la FDGDON35 (Fédération départementale des Groupements de Défense contre les Organismes Nuisibles).

Si vous avez détecté la présence d'un nid de frelons asiatiques, n'essayez jamais d'en entreprendre seul, la destruction.

Le protocole mis en place par Fougères Agglomération, les communes et la FDGDON35 suite au repérage, prévoit la vérification, la résolution du problème par destruction (si le nid s'avère bien être celui d'une colonie de frelons asiatiques) et sa prise en charge financière.
Si vous engagez seuls la destruction d'un nid repéré sur votre terrain par exemple, vous ne pourrez bénéficier du remboursement des frais engagés.

Vous repérez un nid de frelons asiatiques :
Vous alertez votre mairie

Lorsque vous alertez votre mairie, le « référent communal » en sera informé et se rendra sur place pour vérifier la nature du nid.

S'il s'agit bien d'un nid de frelons asiatiques, le référent ou la mairie le signalera directement à la FDGDON.

Celle-ci fera alors intervenir une des entreprises agréées, référencées et habilitées par Fougères Agglomération.

C'est Fougères Agglomération qui règlera la facture.

 

Vous voulez en savoir +

Quelques éléments de répérage

Environnet Frelon -cycle schema
Schéma ©FDGDON35 - En 2016 : 4 846 nids ont été détruits en Ille et Vilaine
par la FDGDON35.

 

Même s'il ne faut jamais entreprendre seul la destruction d'une colonie et même si les référents communaux sont là pour identifier la nature des nids, il peut être utile de posséder quelques informations de repérage.

Ce que vous pourrez observer jusque début juin : ce sont les « nids primaires ».
La reine fécondée en fin de saison l'année précédente (entre septembre et octobre) qui a résisté à l'hiver va commencer à entrer en activité. Le premier nid – dit « nid primaire » - présente, à ce stade, une forme très caractéristique, facilement identifiable : une forme sphérique – d'une dimension allant progressivement de 5cm à 30cm – avec un trou d'entrée à la base.
La Reine y est seule d'abord puis accompagnée de la toute première génération d'ouvrières.

Début juin, le nid va devenir trop petit pour la colonie qui ne cesse de grandir.
Les ouvrières et la reine vont migrer vers un nouveau nid aux dimensions parfois impressionnantes (la hauteur pourra atteindre 120 cm de haut). La forme dépendra de l'endroit où il est installé. La forme de goutte – ou de poire – est peut-être la plus connue (le nid supendu dans un arbre par exemple, aura souvent cette forme) mais les environnements les plus divers accueillent les nids (en bosquets, sous charpente, sous trappe de puisards…) et «l'architecture » des nids s'y adapte à ces environnements.

A partir de juin, le piègeage devient totalement inutile : seules les ouvrières – dont la durée de vie est de 30 à 40 jours – pourraient en être les cibles. La reine, elle, ne sortira plus du nid où, en une saison, elle pourra donner naissance à 25 000 – 30 000 individus.

La destruction des nids
de mai à septembre

Passée cette période de pleine activité pour la colonie, le nid va péricliter naturellement avec la mort de la reine fondatrice et des ouvrières.
Par contre, il aura délivré entre septembre et octobre, les futures reines de la saison suivante. C'est à cette période qu'elles quittent le nid après avoir été fécondées et partent à la recherche d'un abri pour l'hiver.

La lutte par piègeage redevient alors d'actualité.

A partir de novembre : le nid est vide
Rien à faire : le nid déserté ne sera pas réutilisé

Les reines – fondatrices potentielles des futures colonies du printemps prochain – ont déjà quitté le nid pour trouver un abri pour passer l'hiver. La reine fondatrices et les dernières ouvrières ne tarderont pas à mourir naturellement. Leur nid d'origine, à partir de novembre, sera quant à lui totalement déserté. Sa destruction est inutile : un nid ne sert jamais deux fois, il ne sera pas réutilisé à la saison prochaine.

Il peut donc rester en place et se désagrèger progressivement.

Environnement-Frelon-asiatique1
 

  

Peut-être souhaiterez-vous le faire disparaître de « votre paysage » : pour effacer un mauvais souvenir ou éviter qu'il ne serve, le cas échéant, de « carrière » de cellulose pour les frelons bâtisseurs de l'année suivante.

Avant de détruire un nid vide ou traité : attendez quand même qu'un bon mois se soit écoulé après traitement (que les résidus de traitement aient totalement disparu) ou qu'il n'y ait plus aucun mouvement autour du nid (en fin de cycle, quelques ouvrières en fin de vie peuvent encore le fréquenter).

En savoir + : www.fgdon35.fr