Au printemps, les reines de frelons à pattes jaunes construisent les nids primaires. Ils sont de petite taille, équivalente à une orange, et la reine est seule à l’intérieur. C’est le moment propice pour intervenir et limiter le développement d’une colonie.
Pensez à regarder dans les abris de jardins, les serres, les hangars, sous les gouttières pour y détecter des nids primaires.
Visuellement, le frelon européen est plus grand, plus bruyant et de couleur jaune, alors que le frelon à pattes jaunes a une couleur orangée, il est plus petit et peu bruyant.
Que faire si vous constatez la présence d’un nid?
- Prenez contact avec votre mairie.
- Un référent communal se déplacera sur le site pour constater qu’il s’agit bien de frelons à pattes jaunes.
- Le référent communal confirme et demande une intervention à la FGDON.
- Le coût de l’intervention est pris en charge par Fougères Agglomération dans le cadre d’une convention avec la FGDON 35.
Il est nécessaire de suivre cette procédure pour que Fougères Agglomération puisse assurer le financement des interventions, sans reste à charge pour le particulier.
Cette procédure permet également de suivre l’évolution des populations du frelon à pattes jaunes.
En revanche, il n’y a pas de campagnes de piégeage menées par Fougères Agglomération. Non seulement, lors des années de tests, les pièges posés n’ont pas eu d’effets déterminants sur le nombre de nids détruits, mais ils ont eu un impact négatif sur la biodiversité et le nombre de pollinisateurs capturés, autres que des frelons à pattes jaunes.
La fragilité de la biodiversité et notamment de la faune entomologique, nous conduit à ne pas encourager le piégeage grand public. Le piégeage est donc à privilégier autour des ruchers professionnels.
Les rares communes impliquées dans le piégeage de printemps en Ille-et-Vilaine n’ont fait apparaître aucun bénéfice en termes de nombre de foyers traités dans l’année. Les conditions météorologiques semblent en revanche influencer fortement le développement des nids.
Les travaux réalisés par les scientifiques, notamment par le Museum d’Histoire Naturelle confirment que « l’efficacité du piégeage de printemps n’est pas démontrée. Cette espèce produit de très nombreuses femelles fondatrices, et le printemps est la période où la mortalité des fondatrices de frelons comme de guêpes est la plus élevée, en grande partie du fait de la compétition intervenant entre individus d’une même espèce pour l’installation ou la possession d’un nid. Détruire certaines fondatrices à cette période ne ferait alors que laisser la place à d’autres. ». Un frelon capturé ne signifie pas un futur nid évité.



