
Le temps des travaux aux Urbanistes, la Galerie Albert Bourgeois a posé ses valises avec l’Ecole d’arts plastiques au collège Jeanne-d’Arc à Fougères.
Afin de poursuivre les missions de diffusion et de sensibilisation à l’art, la Galerie s’est inscrite dans le réseau national des MUR (Modulable Urbain Réactif).
Le MUR (Modulable Urbain Réactif) est une structure de plein air destinée à la création éphémère des arts urbains initié à Paris en 2008 et a mis en place dans une cinquantaine d’autres villes en France. Le MUR permet à des artistes d’art urbain d’investir un espace semblable aux supports d’affichage urbain, pour y créer une œuvre éphémère, qui a vocation à être recouverte par la création suivante.
Les modes d’intervention artistiques sont libres et multiples et peuvent mobiliser différentes techniques : acrylique, encre, aérosol, collage…
Quatre artistes par saison
Le MUR de la Galerie Albert Bourgeois est le 59e dans le réseau national des MUR. Il sera décliné en deux endroits à Fougères : au sein du collège Thérèse-Pierre et à proximité du couvent des Urbanistes.
C’est l’artiste Madame qui a été choisie par la Galerie Albert-Bourgeois pour être la marraine de la saison 2024-2025 et réaliser la première œuvre ainsi que pour sélectionner les trois autres artistes de la saison.
Une première œuvre de 7m X 3 m a donc été inaugurée au collège Thérèse Pierre mardi 26 novembre. En parallèle, Madame a réalisé un atelier de 7 h avec une classe de 4e de l’établissement en lien avec l’enseignante en arts plastiques.
Dans quelques semaines, un autre MUR prendra place à proximité des Urbanistes. Tous les 3 mois, un artiste proposera une œuvre éphémère qui sera remplacée par l’artiste suivant. Chaque artiste interviendra à la fois sur le MUR du collège Thérèse-Pierre et sur celui des Urbanistes avec une proposition différente.
L’artiste Madame
Déjà invitée par la Galerie en 2019 pour une fresque au centre hospitalier de Fougères entre le service SSR et le service des soins palliatifs, Madame ouvre la programmation des deux Murs de la Galerie, celui au collège Thérèse Pierre et celui à proximité des Urbanistes.
Depuis plusieurs années, Madame retravaille de vieux documents et photographies du siècle dernier jusqu’aux années 50/60, pour en refaire de nouvelles images, plus contemporaines. Ces visuels originaux ont pour particularité d’être toujours articulés de la manière suivante : une image et une punch line qui dialoguent sans pour autant s’illustrer l’un l’autre. Une fois ces collages petits formats finalisés, ils sont scannés pour être imprimés en très grand format et apposés dans la rue, afin d’offrir aux passants une porte ouverte vers un imaginaire décalé et ludique. Il s’agit ici de proposer au « spectateur » une image à interprétation multiple, une porte ouverte vers un ailleurs.




